Qu’est-ce que l’inflammation?

L’inflammation est l’une des réactions déclenchées par l’organisme pour lutter contre les stimuli néfastes1 et favoriser la guérison des tissus lésés.

Lorsque le corps est blessé ou pris d’assaut par des bactéries, des virus ou d’autres substances nocives, des globules blancs et des substances chimiques sont envoyés dans la région touchée pour essayer de régler le problème. Cette réaction provoque une inflammation, un processus qui indique que le corps essaie de se protéger. L’inflammation, qui est habituellement une réaction à court terme, peut s’enclencher quelques minutes après une blessure.

Signes d’inflammation

Il y a cinq grands signes annonçant l’inflammation :

  • douleur
  • rougeur
  • enflure
  • chaleur
  • dégradation d’une fonction (faiblesse)

Ces signes ne se manifestent pas tous chaque fois qu’il y a de l’inflammation. Certaines personnes ne les perçoivent même pas. En fait, la faiblesse musculaire peut être si infime qu’elle est imperceptible et qu’elle ne peut être mise en évidence qu’au moyen d’un test.

Douleur et inflammation

À la suite d’une lésion des tissus, les cellules concernées libèrent un certain nombre de substances chimiques appelées « médiateurs de l’inflammation » 2. Ce sont ces médiateurs qui provoquent la douleur en déclenchant différents mécanismes : activation directe des nocicepteurs (récepteurs sensoriels de la douleur), qui se manifeste par une sensation de douleur2; libération d’autres médiateurs de l’inflammation2; et modification des propriétés des neurones situés dans diverses régions du système nerveux (notamment hypersensibilité aux stimulus et/ou augmentation de la réponse aux stimulus)2. En somme, les différents types de médiateurs de l’inflammation qui sont libérés à la suite d’une lésion des tissus contribuent chacun à leur façon à la douleur associée à cette lésion.

La douleur peut être atténuée ou soulagée par divers types de médicaments qui ciblent des voies de signalisation de la douleur et des médiateurs de l’inflammation différents. Par exemple, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène, atténuent la douleur causée par l’inflammation en inhibant la production de médiateurs de l’inflammation appelés « prostaglandines »2.